Allocation : vos liquidités sont une position
Le pourcentage de liquidités d’un portefeuille est la position la plus mal comprise. Elle est vécue comme une attente, un défaut d’idée, presque une faute. C’est l’inverse : c’est une position, avec un coût, un rendement et un rôle.
Son rôle est double. Défensif : absorber un choc sans vendre au pire moment. Offensif : pouvoir agir quand les prix deviennent intéressants — ce qui, par construction, arrive quand plus personne n’a de liquidités.
Son coût est connu : l’inflation, et le rendement auquel on renonce. Son rendement est optionnel mais réel : le rendement passif à risque maîtrisé sur la partie stable, et la valeur d’option d’un capital mobilisable.
La question n’est donc jamais « combien je laisse dormir », mais « quel pourcentage me permet de tenir mon plan dans le pire scénario que j’accepte ». Ce pourcentage se fixe à froid, se documente dans le tracker, et se rééquilibre aux bornes — pas à l’émotion.
Un portefeuille sans liquidités est un portefeuille qui a déjà décidé qu’il ne se passera rien. L’histoire des marchés suggère une autre hypothèse de travail.